Prise de position de Francis Vallat

Nous ne disons pas qu'il faut à tout prix être contre une ou deux installations de déconstruction des navires en fin de vie en Europe et donc en France, voire même "autour" du Clemenceau (pas notre préférence).

Après tout les raisons politiques ne sont pas nécessairement mauvaises ou condamnables en soi, elles peuvent même avoir de bonnes justifications, mais nous disons qu'il ne peut s'agir en aucun cas de la réponse mondiale vraiment appropriée à apporter à ce problème mondial (non pas "contre" mais "avec" le tiers monde).

Nous disons donc que la solution d'avenir, globale, efficace et vertueuse ne peut s'inscrire dans la seule logique de déconstruction dans nos pays, ou découler directement du "problème Clem", eu égard à la fois :
  a) à l'éthique (cf mes raisonnements précédents)
  b) et à la dimension énorme et internationale du problème.

L'IFM a soutenu la mise en place de la mission interministérielle française sur la "filière de déconstruction", il dit simplement que cette mission doit - à ses yeux - avoir avant tout un double objectif: Créer une "filière européenne" qui travaillerait en deux temps:
  accélérer/faire accélérer l'adoption de textes universels par l'OMI, l'OIT etc... C'est possible et réaliste
  mettre ensuite en place les circuits de contrôle de l'application de ces textes. C'est possible et réaliste

Et bien entendu je n'ai rien contre le fait que soit étudiée la possibilité franco-européenne ici, dès lors qu'elle ne repousserait pas les solutions adaptées au problème mondial.

15 mai 2006 - Francis Vallat / Président de l'IFM
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